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Si la politique vous intéresse, voici six conseils de politiciennes…

Si la politique vous intéresse, voici six conseils de politiciennes…

1 Décembre

«Toutes les femmes que j’ai côtoyées qui ont été en politique municipale ont adoré ça!», lance avec conviction Francine Ruest Jutras, ex-mairesse de la ville de Drummondville. Celle qui a dirigé la capitale du Centre-du-Québec pendant 26 ans ne cache pas tout le plaisir et les défis qu’elle a eus en politique.

Les 23 participantes au défi d’Éric Forest se sont rassemblées à l’hôtel de ville de Drummondville pour rencontrer une douzaine de femmes pour qui la vie publique n’a plus de secret. Députées, mairesses, chefs d’entreprises, dirigeantes d’organismes parapublics et même, quelques membres du Club des Ex, toutes ont accepté l’invitation d’Éric.Débats intéressants, témoignages authentiques, les panélistes ont partagé de précieux conseils aux participantes tout au long de cette journée animée par Luce Julien, ex-première directrice à RDI et passionnée de politique. Voici 6 conseils pour celles dont la tête et le cœur balancent entre «faire ou ne pas faire le saut en politique» :

1. FAITES DE VOTRE RÉSEAU LE BON RÉSEAU

On le répète souvent, les réseaux sont essentiels en politique, mais Maryse Gaudreault, députée de Hull et vice-présidente à l’Assemblée nationale apporte une nuance. «Vous pouvez avoir un parcours atypique et réussir en politique. Pour ma part, j’étais une maman à la maison et je n’allais pas aux 5 à 7 de la Chambre de commerce. Par contre, j’étais très impliquée dans différents organismes communautaires et dans des groupes de soutien aux familles. Quand j’ai décidé de faire le saut en politique, j’ai réalisé que c’était ça mon réseau. Il était différent, mais il ressemblait à mes intérêts et mes valeurs. Et il m’a été très utile!»

2. FAITES-VOUS VOIR ET ENTENDRE

Yolande James, qui a été députée et ministre sous le gouvernement de Jean Charest, voulait faire de la politique, mais elle n’avait pas d’expérience ni de contacts. Elle a tout de même réussi à se faire connaître. «Je me suis présentée au bureau de mon comté et je leur ai offert mes services. J’ai fait toutes sortes dejobines, des photocopies, des appels, poser des pancartes.»
«Les partis sont constamment en recrutement, ajoute Maryse Gaudreault, alors si vous avez de l’intérêt, dites-le, rapprochez-vous du parti qui vous ressemble, faites du bénévolat. À moins d’être un potentiel candidat-vedette, personne n’ira vous chercher dans votre salon.»

3. POSEZ-VOUS UNE SEULE QUESTION : EST-CE QUE ÇA ME TENTE?

Si toutes les panélistes présentes n’ont pas eu de mal à exprimer leurs opinions parfois divergentes, un consensus règne toutefois : il est très difficile de convaincre des femmes de faire le saut en politique. À ce sujet, Isabelle Hudon renchérit en lançant aux filles dans l’assistance un conseil sans équivoque: «Lorsqu’on vous appelle pour vous proposer un poste ou un rôle quelconque, dites-vous que si on a pensé à vous c’est parce que vous êtes compétente. La seule question à vous poser est: est-ce que ça me tente? Ne perdez pas de temps à vous demander si vous allez être bonne, la réponse est oui, vous l’êtes!»

4. AYEZ UNE CARAPACE (TRÈS) ÉPAISSE

On ne se racontera pas d’histoire, faire de la politique n’est pas une sinécure. Toutes les panélistes étaient formelles: il faut travailler très fort et les revers sont parfois brutaux. Marie Grégoire, qui a été députée de l’ADQ, se rappelle des élections de 2003. «J’avais travaillé comme une folle et de façon très rigoureuse, alors la défaite n’a pas été facile. Le lendemain du scrutin, j’ai dû quand même être en ondes à la télé de Radio-Canada pour commenter les élections malgré des résultats décevants», ajoute celle qui a poursuivi sa carrière comme commentatrice politique et qui dirige un cabinet de relations publiques.

5. ENTOUREZ-VOUS D’UNE SOLIDE ÉQUIPE… À LA MAISON!

Si l’équipe au travail doit être solide, c’est aussi le cas pour celle qui est à la maison! À titre de mairesse de Drummondville, Francine Ruest Jutras raconte qu’il était plus facile pour elle d’assumer ses choix professionnels et son horaire atypique en sachant que son mari et ses quatre filles la soutenaient et étaient fiers d’elle. Un propos qui a obtenu des échos auprès des autres femmes présentes qui ont également une vie fort occupée!

6. AIMEZ LE MONDE!

Ça peut sembler une évidence, mais c’est un incontournable. «Il faut beaucoup aimer les gens, explique Francine Ruest Jutras. Éric Forest ajoute: «Il ne faut jamais oublier que nous travaillons pour nos citoyens, pour faire une différence dans leur quotidien et pour rendre leur milieu de vie meilleur. Et je trouve que les femmes sont très bonnes pour relever ce défi, c’est dans leur ADN», conclut le maire de Rimouski.

Source: L’Effet A

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