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Une course exclusivement féminine dans Charlevoix-Côte-de-Beaupré

Une course exclusivement féminine dans Charlevoix-Côte-de-Beaupré

28 Août

 

Caroline Simard, 44 ans, candidate du Parti libéral du Québec

 

Caroline Simard

La députée sortante avait causé la surprise en 2014. Elle a battu nulle autre que Pauline Marois, l’ex-première ministre du Québec. La principale intéressée affirme qu’elle mène une campagne « en continuité » depuis cette victoire.

« J’ai été très présente sur le terrain. J’ai mené une campagne positive et, depuis, j’ai fait du terrain 7 jours sur 7 depuis 4 ans et demi », raconte l’ancienne entrepreneure qui travaille au-delà de 80 heures par semaine, selon ses dires.

Mme Simard voit d’un très bon oeil l’arrivée des trois autres candidates. Elle sourit lorsqu’on lui rappelle que les autres candidates sont plus ou moins dans la même catégorie d’âge qu’elle.

« On dit souvent que les partis qui veulent avoir les chances de remporter choisissent souvent un candidat qui ressemble à celui qui est en place. Souvent, j’ai eu ce commentaire sur le terrain », commente-t-elle.

Caroline Simard souhaite la parité hommes-femmes à l’Assemblée nationale. Elle reconnaît toutefois que ce milieu peut parfois être difficile pour les femmes.

En politique, on dit souvent que les hommes dominent, qu’il y a une mentalité d’homme. Il faut simplement faire sa place en assurant sa notoriété, sa crédibilité et en agissant pour être respectée.

Caroline Simard, candidate du Parti libéral du Québec

Nathalie Leclerc, 49 ans, candidate du Parti québécois

Nathalie Leclerc

La fille du poète et chanteur Félix Leclerc a annoncé sa candidature en janvier 2018 et sillonne la circonscription depuis maintenant six mois.

« Je fais beaucoup de terrain, je veux voir les gens, je veux voir leurs visages, qu’est-ce qu’ils pensent, leurs enjeux, qu’est-ce qu’ils attendent aussi d’une députée, j’apprends mon métier », souligne-t-elle.

Nathalie Leclerc a fait le saut en politique, inspirée par une volonté de « faire changer les choses ».

« J’en avais marre de crier après ma télévision quand j’écoutais les nouvelles. Je me disais : “je vais-tu devenir une petite vieille en train de crier et ne jamais être contente” », s’exclame-t-elle.

Mère de trois enfants, dont deux en âge préscolaire, Mme Leclerc croit qu’il est possible de remplir les deux rôles.

« On s’organise et on dit aux autres que nos enfants comptent. Je serais là à la rentrée scolaire pour accompagner mes deux petits garçons, c’est ma priorité, mais je ne laisse pas les autres citoyens de côté ».

L’écrivaine se dit inspirée par Pauline Marois qui lui a prodigué ses conseils. Elle ne se met toutefois par de pression pour aller ravir la circonscription.

Sinon, ce serait insoutenable, je fais tout ce qu’il faut pour y arriver, je fais beaucoup de terrain, je continue, je vais tout donner.

Nathalie Leclerc, candidate du Parti québécois

Émilie Foster, 38 ans, candidate de la Coalition avenir Québec

Émilie Foster

La candidate se présente à la fois comme une fille de terrain et une universitaire. Membre fondatrice de la CAQ, elle était conseillère politique au sein du parti avant de compléter un doctorat en communication publique.

Elle voit sa formation comme étant l’alternative entre les « deux vieux partis ».

« Sur le terrain, c’est extrêmement favorable, les gens sont réceptifs à la CAQ, à nos idées, ils veulent du changement », lance-t-elle d’emblée.

Comme ses homologues, elle se dit fière de se présenter contre d’autres candidates.

« Je suis très contente de faire partie d’une course à quatre femmes, je trouve super que les jeunes femmes, on s’implique en politique, on est une course de jeunes femmes, et nous de notre côté, le chef a été clair : il veut la parité au conseil des ministres ».

La candidate estime que les femmes en politique sont moins axées sur « la game politique » que les hommes. Elle préfère miser sur des préoccupations plus « humaines ».

Comme femme j’ai le goût d’être énergique, pétillante et je veux mettre de l’avant tout ce qui est éducation et services de proximité.

Émilie Foster, candidate de la Coalition avenir Québec

Jessica Crossan, 36 ans, candidate de Québec solidaire

Jessica Crossan

Enseignante en sociologie, la candidate qui vit à Les Éboulements se dit « impliquée et à l’écoute ».

Elle a d’ailleurs eu le « déclic », alors qu’elle donnait un cours sur la représentation des femmes en politique.

« Je me suis dit : “je vais embarquer là-dedans parce que ce n’est pas vrai que je vais me laisser arrêter par ces éléments qui empêchent les femmes de se présenter en politique” ».

Citant les valeurs de son parti, Jessica Crossan se réjouit de la course à quatre, mais « il ne faut pas s’arrêter là », ajoute-t-elle.

« C’est une avancée pour nous, mais il faut aussi que ça se traduise par des politiques qui viennent après [pour] aider les femmes », nuance-t-elle.

Mme Crossan cite en exemple le milieu communautaire qui est « sous financé » et la profession d’infirmières.

Il faut les soutenir dans leur emploi avec un impact positif auprès de la population.

Jessica Crossan, candidate de Québec solidaire

EXTRAIT VIDÉO

 


Des candidates dans 6 circonscriptions du Québec

Cinq autres circonscriptions sur les 125 que compte le Québec vivront pareille situation à l’issue du scrutin en octobre, c’est-à-dire qu’une femme sera élue députée.

Les quatre partis qui ont des sièges à l’Assemblée nationale ont retenu les candidatures de femmes dans Acadie, Duplessis, Fabre, Laporte et Mercier.

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