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Du mentorat pour avoir plus de femmes dans les C. A.

Du mentorat pour avoir plus de femmes dans les C. A.

25 Septembre

téphanie Vincent était intéressée par le conseil d’administration d’Accès transports viables. Un, parce que les questions de transports et de mobilité l’interpellaient. Deux, parce qu’elle avait le goût de participer à certaines décisions qui touchent la société. Épaulée par une mentore, elle a décidé de faire le saut.

Angèle Bouffard faisait déjà partie de ce C. A. La coordonnatrice des programmes de leadership à la YWCA, dont celui de mentorat, l’a donc prise sous son aile. Elles ont assisté ensemble aux réunions. Mme Vincent a ainsi pu mieux comprendre les rouages d’un C. A., voir quel type d’implication ça exigeait.

Mme Vincent, qui est actuellement gestionnaire de communauté à l’espace de coworking La Station Québec, dit avoir surtout gagné beaucoup en confiance.

Elle a aussi pu connaître sa propre valeur pour un C. A., même si elle n’a pas une formation d’avocate ou de comptable, des professions souvent recherchées. «C’est de ne pas se gêner, même si on n’a pas un profil traditionnel», constate-t-elle.

Pendant son mentorat d’un an, elle s’est mise à siéger au conseil de son quartier, comme vice-présidente. Elle compte par ailleurs faire partie d’autres conseils d’administration lorsqu’elle aura plus de temps.

Des dyades comme celle de mesdames Bouffard et Vincent, il y en avait 32 cette année au programme de mentorat de la YWCA. Au-delà de la formation de 15 heures — qui passent en revue entre autres les rôles des administrateurs et la lecture des états financiers —, les femmes souhaitaient avoir une expérience concrète, note Mme Bouffard.

Il n’y a au Québec qu’environ 20 % de femmes dans les conseils d’administration, selon des données tirées d’une étude de l’organisation Catalyst de 2013. «On est loin de la parité», constate-t-elle. La parité homme-femme est obligatoire sur les C. A. des sociétés d’État; elle est volontaire dans les entreprises.

En raison d’un changement dans le financement, le YWCA se centrera pour la suite surtout sur de l’aide auprès d’organisations qui ont peu de femmes au sein de leur c. a. Le mentorat sera tout de même possible.

Qu’est-ce qui empêche les femmes de siéger? Il y a encore de vieux réflexes, «du recrutement entre amis», qui privilégient les hommes, dit Mme Bouffard. Depuis 2000, la YWCA a formé plus de 1000 femmes à siéger dans les C. A., qui propose une banque de candidates.

Selon la coordonnatrice, les organisations gagnent à prôner la mixité, alors que les perspectives différentes des femmes et des hommes se complètent.

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